De Battre, Mon Coeur s'est Arrêté, Jacques Audiard (2005)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: A 28 ans, Tom (Romain Duris) semble marcher sur les traces de son père dans l'immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu'il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu'il rêvait de devenir, à l'image de sa mère. Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.

  • Bande annonce: http://fr.youtube.com/watch?v=D87hUpik9cQ

  • Note: 9/10

  • Avis: Après l'excellent Sur mes Lèvres, Jacques Audiard (fils de...) s'intéresse à la dualité de l'être et brasse des thèmes larges et sources d'émotions. On suit la rédemption d'un homme perdu merveilleusement interprété par Duris, habité, intense, poignant et vulnérable. Un film superbe et impeccablement réalisé.

Mon nom est Tsotsi (Tsotsi), Gavin Hood (2006)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Dans un bidonville aux abords de Johannesburg, en Afrique du Sud, un jeune homme (Presley Chweneyagae) de 19 ans orphelin a occulté tout souvenir de son passé, jusqu'à son propre nom. Il s'appelle donc Tsotsi, qui signifie "voyou", "gangster" dans le jargon des ghettos. Sans nom, sans passé, sans ambition, il n'existe que dans un présent plein de colère.

  • Note: 8/10

  • Avis: Ghetto, pauvreté, inégalités, racisme, sensibilité et violence: voila les principaux éléments que met en scène le film. L’itinéraire d'un chef de bande au regard dur va basculer un soir. Son regard sur le monde va s’adoucir, s’humaniser. Il va connaître de fortes émotions intérieures et briser sa carapace. Cette quête initiatique va le mener sur les chemins d’une renaissance très poignante. Le réalisateur ne joue pas sur les émotions inutiles ; il filme avec sobriété et recul cette rédemption bouleversante.

Breaking the Waves, Lars von Trier (1996)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Au début des années soixante-dix sur la côte nord-ouest de l'Ecosse, la communauté d'une petite ville célèbre à contrecoeur le mariage de Bess (Emily Watson), jeune fille naïve et pieuse, et de Jan (Stellan Skarsgård), homme d'âge mûr qui travaille sur une plate-forme pétrolière. Leur bonheur va être brisé par un accident qui va paralyser Jan.

  • Bande annonce: http://fr.youtube.com/watch?v=b_3Nio8P5gQ

  • Note: 8/10

  • Avis: Ce film lourd de chagrins et cru en images reflète le style très personnel de Lars Von Trier.Ce style de cinéma réalité mérite d’être salué car il parvient à marquer le spectateur en lui faisant éprouver des émotions très fortes sans jamais tomber dans le voyeurisme. A consommer modérément cependant car risque de déprime.

Maria, Pleine de Grâce (Maria Full of Grace), Joshua Marston (2004)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Une jeune Colombienne (Catalina Sandino Moreno) veut quitter son pays. Elle ne trouve qu'un seul moyen : accepter d'être "une mule" (c’est à dire transporter de la drogue dans son estomac) pour le compte d'un trafiquant.

  • Note: 8/10

  • Avis: Un film fort et authentique à la limite du documentaire. On suit le parcours de cette jeune "mule", sans espoir, avec passion et intérêt. J. Marston nous décrit cette lente dérive avec sobriété et C. Sandino Moreno est lumineuse, d’un naturel extraordinaire.

Les Amants Diaboliques (Ossessione), Luchino Visconti (1943)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Gino (Massimo Girotti), un vagabond, s'arrête dans une auberge-garage au bord de la route. C'est le coup de foudre avec Giovanna (Clara Calamai), la jeune épouse du patron. Mais celle-ci n'est pas prête à le suivre ; Gino se fait embaucher comme mécanicien.

  • Note: 6/10

  • Avis: Il est toujours difficile de critiquer ces films d’une autre époque qui paraissent à la fois vieilli et éternel. L’histoire de Gino et Giovanna est de ceux-ci. L'émotion est présente au détriment du suspense, ce qui laisse place à des longueurs dans le récit. C'est un film brut et noir.

La Dolce Vita, Federico Fellini (1960)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Le chroniqueur Marcello (Marcello Mastroianni) fait le tour des lieux à scandale pour alimenter les potins d'un journal à fort tirage. Il rencontre une faune corrompue et dérisoire qui feint de s'amuser et dissimule mal son ennui...

  • Note: 7/10

  • Avis: Dénué de tout fil narratif où il est facile de se perdre, le film dure près de trois heures... il n’en reste pas moins que certaines scènes sont marquantes, assez mémorables et impérissables. La Dolce Vita est le premier film à parler ouvertement des médias et de ses méfaits. Il s'agit d'une chronique de la vie romaine de l'époque avec une aisance assez impressionnante du point de vue du réalisme. Mastroianni est dirigé de main de maître dans un rôle magnifique, la mise en scène de Fellini est tout simplement superbe, avec des plans de nuit que j'ai tout particulièrement appréciés.

Les Choses de la Vie, Claude Sautet (1970)



  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Pierre (Michel Piccoli), architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de voiture. Ejecté du véhicule, dans le coma, au bord de la route, il se souvient de son passé, sa vie avec Hélène (Romy Schneider), une jeune femme qu'il voulait quitter, sa femme Catherine (Léa Massari) et son fils...

  • Note: 7/10

  • Avis: Le couple Piccoli / Schneider est légendaire. Des tranches de vie apparemment banales mais remarquablement ciselées. Ce film très connu de Sautet vaut surtout pour sa forme car cette histoire de quadragénaire écartelé entre deux femmes est au fond peu intéressante car très conventionnelle.

La Zona, propriété privée (La Zona), Rodrigo Pla (2008)


  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Mexico. Trois adolescents des quartiers pauvres pénètrent dans l'enceinte de La Zona, une cité résidentielle aisée, entourée de murs et protégée par un service de sécurité privé. Ils s'introduisent dans l'une des maisons, mais le cambriolage tourne mal. Plutôt que de prévenir les autorités, les résidents décident de se faire justice eux-mêmes. Une chasse à l'homme sans pitié commence...

  • Note: 7/10

  • Avis: Pour son premier long métrage le mexicain Rodrigo Pla frappe un grand coup. Le jeune metteur en scène met en lumière la "fracture sociale" de plus en plus grande dans son pays en particulier et dans le monde en général. Cependant le film souffre de quelques longueurs et n'apporte pas l'émotion que l'on pourrait attendre, si le jeu des acteurs est parfait, il manque cette touche qui aurait pu faire de ce film un chef d'œuvre.

Un Tramway nommé désir (A Streetcar Named Desire), Elia Kazan (1951)


  • Catégorie: Drame

  • Synopsis: Après une longue séparation, Blanche Dubois (Vivien Leigh) vient rejoindre sa soeur, Stella (Kim Hunter), à La Nouvelle-Orléans. Celle-ci vit avec son mari, Stanley (Marlon Brando), ouvrier d'origine polonaise, dans le vieux quartier français. Ce dernier n'apprécie guère les manières distinguées de Blanche et cherche à savoir quel a été le véritable passé de sa belle-soeur.

  • Bande annonce: http://fr.youtube.com/watch?v=jheqph2-0sU

  • Note: 9/10
  • Avis: Inconditionnelle de Tennessee Williams, j'ai adoré ce film. L'atmosphère moite et lascive de la Nouvelle Orléans, la confrontation entre le désir et la quête de pureté, la psychologie fine des personnages, l'érotisme à peine voilé (quand même, pour un film des années 50 !).Un Tramway nommé Désir a fait de Brando une star, et à juste titre, car sa présence à l'écran, magnétique, bestiale, primitive, sensuelle ne pourra être égalée.